Face à la prolifération de pharmacies clandestines fonctionnant sans contrôle, l’Autorité congolaise de réglementation pharmaceutique (ACOREP) a officiellement installé sa division provinciale du Kongo-Central à Matadi en fin de semaine dernière. Cet établissement public entend reprendre la main sur un secteur longtemps laissé aux mains de services non habilités.
Jusqu’à ce jour, la quasi-totalité des établissements pharmaceutiques de la ville de Matadi opérait en dehors de toute régulation formelle, mettant en péril la santé publique.
Lors de la cérémonie d’installation, le directeur général de l’ACOREP, Christian Ntumba, a rappelé que sa structure détient désormais l’exclusivité de l’inspection pharmaceutique sur toute l’étendue de la République.
L’ACOREP va concentrer ses efforts sur plusieurs axes prioritaires dont la vérification rigoureuse des permis d’importation de produits médicaux, le contrôle de la conformité des conteneurs et du maintien de la chaîne de froid pour les médicaments sensibles, ainsi que l’identification systématique de toutes les officines et dépôts pharmaceutiques de la province.
Un signal fort envoyé aux opérateurs du secteur
Pour Christian Ntumba, cette implantation est un “signal fort” de la rigueur qui sera désormais appliquée. L’objectif est de mettre fin aux irrégularités qui pullulent dans ce secteur stratégique du Kongo-Central.
« Nous entendons désormais veiller au respect strict des procédures liées à l’authentification et à la conformité des médicaments », a-t-il déclaré.
Le vice-gouverneur du Kongo-Central, Prospère Ntela, a salué l’arrivée de ce régulateur. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement provincial à accompagner l’ACOREP dans sa mission de santé publique, afin de garantir aux populations l’accès à des produits de santé sûrs et contrôlés.





