La consommation de charbon de bois, communément appelée « braise » en RDC, s’impose comme une nécessité pour la majorité des ménages et des commerces de la ville de Beni. Malgré la hausse des prix, cette ressource énergétique reste au centre des activités quotidiennes, exerçant une pression constante sur les forêts du Nord-Kivu.
En ronde dans plusieurs marchés et quartiers de Beni, samedi 11 avril, les reporters de Radio Okapi ont observé que le commerce du charbon de bois demeure une activité économique majeure. Pour de nombreuses ménagères, son usage est incontournable au quotidien, faute d’alternatives accessibles et en raison des exigences liées à certaines préparations culinaires.
Un coût économique élevé pour les restaurateurs
L’impact de cette dépendance énergétique se fait ressentir sur le budget des petits commerces. Dans les restaurants de la ville, la consommation est massive :
Un sac de charbon de bois se négocie actuellement autour de 135 000 FC, (environ 58 USD) Certains établissements consomment un sac tous les deux jours, voire en un jour et demi
Pour les tenancières de restaurants, l’achat de cette ressource est incontournable pour maintenir leur activité, quel que soit le prix pratiqué sur le marché.
Pression sur l’écosystème forestier
Cette forte demande urbaine alimentaire une filière qui s’étend tout autour de Beni. Si le charbon de bois garantit la cuisson des aliments, sa production massive pose des défis environnementaux majeurs pour la région. La disparition progressive du couvert forestier aux alentours de la ville témoigne de l’intensité de cette exploitation.
Ce reportage est le premier volet d’une série consacrée à la fabrication du charbon de bois et à ses conséquences environnementales dans le territoire de Beni.






