Les peuples autochtones du territoire de Bafwasende, dans la province de la Tshopo, sont menacés d’extinction. Face à la dégradation alarmante de leurs conditions de vie et à la diminution de leur population, le chef de secteur de Bakundumu, Henri Masimango, a lancé un cri d’alarme le week-end dernier lors de la visite d’une délégation conjointe des organisations Tropenbos RDC et Tenure Facility.
Cette autorité politico-administrative laide pour des mesures urgentes visant à améliorer le cadre de vie de cette communauté vulnérable, notamment par leur sédentarisation aux côtés des populations bantoues.
Selon Henri Masimango, les conflits armés ont décimé une grande partie de la communauté autochtone. Ceux qui ont survécu vivent dans des conditions précaires en forêt, sans accès aux soins de santé appropriés.
« Beaucoup de peuples autochtones ont perdu la vie pendant la rébellion, d’autres meurent faute de soins médicaux appropriés en forêt où ils sont dispersés. Nous exigeons aux autorités de leur construire un campement ici où ils peuvent vivre mieux aux côtés des Bantu », a plaidé le chef de secteur.
Un appel à la diversification de l’aide humanitaire
Si l’ONG Tropenbos RDC et son partenaire Tenure Facility se concentrent sur la sécurisation foncière, le professeur Alphonse Maindo, directeur de Tropenbos, souligne que les besoins en infrastructures de base dépassent leur mandat actuel.
« Construire des écoles, des centres de santé, organisateur des cours d’alphabétisation, tout cela ne fait pas partie de notre mandat. C’est pourquoi nous exigeons que d’autres partenaires puissent venir intervenir aussi », at-il déclaré.
Le lieu pressenti pour la construction du campement, situé à proximité du bureau du secteur, permettra de faciliter l’accès des peuples autochtones aux services sociaux de base et de favoriser leur intégration harmonieuse.





