L’auditorat militaire de garnison de Butembo au Nord-Kivu a émis deux mandats d’arrêt, signés en janvier 2026, visant Moussa Seka Baluku, le chef des Forces démocratiques alliées (ADF), ainsi que plusieurs de ses collaborateurs. Ces mandats les accusent d’attaques meurtrières contre des civils dans le territoire de Lubero.
Le premier mandat, daté du 6 janvier 2026, cible directement Moussa Seka Baluku. Il est poursuivi pour son implication présumée dans des attaques survenues le 1er janvier dans les localités de Katanga, Maendeleo et Kilonge, secteur de Bapere. Selon la société civile, au moins vingt civils avaient été tués, avec d’importants dégâts matériels.
Les collaborateurs également poursuivis
Le deuxième mandat, émis le 28 janvier 2026, concerne plusieurs commandants des ADF : Abou Akasi, Chalamanda, Docta Kabogo, Difenda Kabibande et Seka Umaru. Ils sont accusés d’avoir dirigé des embuscades et incursions meurtrières entre le 7 et le 24 janvier 2026, à Mahusa, Musenge et sur l’axe Njiapanda-Manguredjipa. Là encore, plusieurs civils ont perdu la vie, selon des sources concordantes.
Une réponse aux atrocités
Selon l’auditorat militaire, ces attaques ont profondément choqué la conscience nationale et internationale par leur brutalité. La justice ordonne l’arrestation des auteurs afin qu’ils répondent à leurs actes. Moussa Seka Baluku, recherché depuis plusieurs années, demeure en clandestinité.






