Plus de 23 500 habitants, dont près de la moitié sont des déplacés de guerre en provenance du territoire de Djugu, ont désormais accès à l’eau potable dans la localité de Walu, située à une trentaine de kilomètres de Bunia. C’est grâce à un projet d’adduction d’eau réalisé par le Comité international de la Croix-Rouge, qui a construit un château d’eau d’une capacité de 40 mètres cubes.
Selon l’autorité coutumière locale, cette initiative contribue à lutter contre les maladies hydriques autrefois très répandues dans la zone.
La localité de Walu accueille de nombreux déplacés en provenance des zones de Kilo et Nyangaray, dans le territoire de Djugu. Ils représentent près de la moitié de la population locale. À cela s’ajoutent des milliers de personnes qui fréquentent régulièrement le marché local, accentuant ainsi la pression sur les ressources en eau potable.
Risques sanitaires
Auparavant, certaines personnes parcouraient de longues distances dans la forêt pour chercher de l’eau, s’exposant ainsi aux violences des groupes armés et aux agressions sexuelles. La population s’approvisionnait en eau à partir de puits non aménagés et de rivières, souvent insalubres. Cette situation était à l’origine de nombreuses maladies hydriques, notamment la typhoïde.
Pour répondre à ce besoin crucial, le Comité international de la Croix-Rouge a construit un château d’eau d’une capacité de 40 mètres cubes, équipé de deux bornes fontaines et de onze robinets.
Initiative saluée par les habitants
Selon l’autorité coutumière locale, ce projet contribue non seulement à réduire les maladies hydriques, mais aussi à améliorer la sécurité des populations.
Le CICR rappelle toutefois que l’accès à l’eau potable reste un défi majeur en Ituri. Il appuie également la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) en produits de traitement d’eau, notamment le chlore, la chaux et le sulfate d’aluminium. L’organisation humanitaire a contribué au renouvellement de plus de 5 kilomètres de tuyauterie.






