Le prix du ciment gris connaît une hausse vertigineuse dans la ville de Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental. Depuis le week-end dernier, le sac de 50 kg se négocie entre 30 et 32 dollars américains, contre 25 dollars la semaine précédente. Cette flambée des prix paralyse le secteur de la construction.
Cette augmentation est principalement attribuée à la rareté du produit sur le marché, aggravée par l’effondrement du pont Katongoka dans la province du Haut-Lomami, une infrastructure clé pour l’approvisionnement de la région.
La pénurie est telle que plusieurs dépôts de vente de ciment ont été contraints de fermer leurs portes ce lundi matin 9 février, faute de marchandise disponible.
Bijou Binyanga, vendeuse sur le boulevard Laurent-Désiré Kabila, témoigne de la volatilité des prix de ce produit :
« J’ai vendu le ciment entre 25 et 26 dollars mercredi. Le jour suivant, j’ai vendu à 26, 27, voire 28 dollars. Le jour suivant, j’ai vendu à 30, 33 dollars. Donc le ciment a vraiment haussé de prix ».
L’espoir déçu de l’usine de Tshitenge
Face à cette situation, les propriétaires de chantiers inachevés expriment leurs inquiétudes et espèrent une accélération des travaux de construction de l’usine de production de ciment gris à Tshitenge (Katanda). Cette infrastructure est censée stabiliser l’approvisionnement local.
« En ce qui concerne l’usine de Katanda, on avait mis l’espoir d’avoir une première production avant la fin du mois de janvier dernier. Mais jusqu’à là, nous n’avons rien sur le marché. On ne sait pas quelles sont les difficultés qu’ils rencontrent », déplore Patrick Ilunga, propriétaire d’un chantier.
Selon des sources proches de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), une partie de matériel destiné à cette usine demeure bloquée dans le Haut-Katanga, retardant ainsi la mise en service de cette infrastructure stratégique pour l’économie locale.






