Le commerce formel entre la RDC et l’Angola demeure limité à environ 600 millions USD par an, soit à peine 0,3 % du PIB combiné des deux pays, ont indiqué les participants au 3ᵉ Forum économique RDC-Angola, tenu à Kinshasa.
Au cours de ces assises de trois jours, ils ont toutefois reconnu que les échanges informels restent très intenses entre les deux pays, particulièrement dans les zones frontales.
Selon les experts, il est indispensable de mettre en place des mécanismes solides afin d’améliorer les performances économiques bilatérales et d’impacter positivement les conditions de vie des populations, notamment celles vivant le long de la frontière.
Pour Blaise Elenga, expert en hydrocarbures, la RDC dispose d’un potentiel immense, mais la réussite de l’intégration régionale dépendra davantage de la capacité des deux pays à investir ensemble et à transformer les opportunités en projets concrets.
Il estime que cet espace commun devrait être considéré comme un terrain privilégié pour produire, transformer et innover associé.
« Par exemple, quand vous prenez les hydrocarbures, avec la guerre en Iran ou la faiblesse des stocks stratégiques ici, alors que l’Angola produit 1 million 100 000 barils par jour et est voisin de la RDC… Comment ne pas vouloir créer des synergies pour que chacun comble les faiblesses de l’autre ? », a souligné Blaise Elenga.
Les participants au forum ont également salué la mise en service du poste frontalier de Luvo, dans le Kongo Central, désormais opérationnel.
Cette infrastructure moderne renforce la sécurité des transactions, améliore les contrôles et favorise la formalisation progressive des activités commerciales entre les deux nations.






