La relance de la Société textile de Kisangani (SOTEXKI) s’est invitée au cœur des débats à l’Assemblée nationale. Le député national élu de Kisangani, Theoveul Lotika, a interpellé le gouvernement sur la nécessité d’accélérer la remise en activité de cette entreprise stratégique pour la province de la Tshopo.
Prévu pour répondre à une question orale avec débat le jeudi 2 avril 2026, le ministre de l’Industrie ad intérim a répondu à une reprogrammation pour des raisons familiales. Une situation que le député considère comme un rappel de l’importance du contrôle parlementaire et de la redevabilité des membres du gouvernement.
Face à cette absence, Theoveul Lotika insiste sur l’urgence d’agir. Il rappelle que le gouvernement avait déjà annoncé un plan de relance de la SOTEXKI, accompagné d’un premier décaissement sur un financement global évalué à plus de 17 millions de dollars américains.
Pour l’élu de Kisangani, la revitalisation de cette entreprise pourrait jouer un rôle clé dans la promotion de l’industrie nationale, tout en contribuant à la création d’emplois dans la Tshopo et dans l’ensemble de la région de la Grande Orientale.
Une entreprise en difficulté
Créée en 1974, la SOTEXKI fut autrefois un fleuron de l’industrie textile congolaise, au point d’être surnommée la « Gécamines de la Grande Orientale ». Elle a connu son apogée avant de subir les effets des crises économiques et des conflits armés à partir de la fin des années 1990.
Aujourd’hui, l’entreprise est confrontée à de lourds défis : équipements obsolètes, manque de financements et baisse drastique de la production. Autrefois capable de produire jusqu’à 1,5 million de mètres linéaires de tissus, la SOTEXKI ne produit plus qu’une fraction de cette capacité, avait regretté il y a trois ans environ, son directeur général, Glombert Loko Manuono.
Il affirmait alors que la production mensuelle, qui atteignait encore 216 000 mètres, était alors tombée à environ 65 000 mètres en 2020, soit à peine 4,3 % de sa capacité initiale.
Depuis sa fermeture en juillet 2022, au moins 300 agents se retrouvent sans emploi. Une situation aggravée par la concurrence des produits textiles importés, notamment asiatiques, vendus à bas prix sur le marché local.
Un appel à des actions concrètes
Pour Theoveul Lotika, il est impératif que le gouvernement passe rapidement des promesses aux actes. Il appelle à la mise en œuvre effective des mesures annoncées afin de relancer cette unité industrielle stratégique. Le député Theoveul Lotika s’entretient avec Grace Amzati/sites/default/files/2026-04/030426-pf-kininvitetheoveullotika-00_web.mp3






