Le phénomène Mobondo est désormais maîtrisé au Kwilu. C’est ce qu’a annoncé le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, lors de la 84ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 27 mars, à Bandundu, dans la province du Kwilu.
Sur le terrain, les opérations de sécurisation se multiplient et les résultats commencent à se faire sentir dans plusieurs provinces, selon le ministre Shabani.
Dans le Kwilu, le phénomène Mobondo, est apparu dans les zones frontales avec le Maï-Ndombe, perdu du terrain. Les autorités parlent d’une situation sous contrôle, avec un retour progressif au calme. Les services de sécurité poursuivent leurs actions d’éradication pour empêcher toute résurgence.
Les Kulunas de Kinshasa
Dressant ce tableau de la situation sécuritaire, Jacquemain Shabani a souligné l’intensification, à Kinshasa et à Lubumbashi (Haut-Katanga), des opérations de bouclage : plus d’une centaine de délinquants présumés ont été interpellés.
Le 24 mars à Kinshasa, la Police nationale congolaise (PNC) a mené un bouclage musclé dans plusieurs quartiers de Masina, Boba, Nzuzi wa Mbombo et K15. Le bilan fait état de 66 présume Kulunas (Gangsters urbains), interpellés et mis hors d’état de nuire.
Même scénario à Lubumbashi
Le 25 mars, dans le cadre de l’opération Ndobo, un autre bouclage ciblé a été réalisé dans le quartier Cité DGM, commune de Kampemba. Avec l’appui des FARDC et des services de sécurité, 59 suspects, dont deux femmes, ont été appréhendés.
Parallèlement, le ministère de l’Intérieur prévoit d’impliquer ses services techniques Décentralisation, Affaires coutumières et Institut géographique du Congo pour traiter les foyers de tension liés aux conflits de limites administratives persistantes dans certaines localités du Kwilu.
L’objectif visé consiste à réduire la criminalité urbaine et à réaffirmer l’autorité de l’État.






