Le Gouvernement congolais a lancé jeudi 22 janvier à Kinshasa, un atelier national de deux jours pour analyser la situation sécuritaire et restaurer l’autorité de l’État à Uvira, au Sud-Kivu.
Dirigé par le vice-Premier ministre ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, cet événement réunit des experts des services de sécurité afin de proposer des solutions adaptées.
Retrait « trompeur » du M23
Jacquemain Shabani qualifie le retrait du M23 de « trompeur », signalant la présence d’éléments résiduels RDF/M23 en tenue civile dans la ville d’Uvira, aptes à commettre des massacres ciblés contre les civils vulnérables.
Il précise que ces actes viseraient « à discréditer la République en accusant faussement les FARDC ou les Wazalendo » ; tandis que des groupes armés persistants dans les zones montagneuses surplombant la ville et conservant un avantage tactique.
Le ministre pointe aussi le risque lié à la présence “non encadrée” des Wazalendo, malgré leur patriotisme, qui pourrait nuire à la stabilisation.
A cela s’ajoute « la réouverture imminente des postes frontaliers, susceptible de provoquer un afflux massif de personnes alors que la Police nationale congolaise et la Direction générale de migration doivent encore être pleinement déployées ».






