Dans le cadre de la vision du Chef de l’État prônant « la revanche du sol sur le sous-sol », une délégation du ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire séjourne à Kindu, au Maniema. Sa mission est de transformer les associations locales en coopératives structurées pour professionnaliser le secteur et faciliter l’accès aux financements.
La délégation gouvernementale a multiplié les rencontres avec les producteurs agricoles du Maniema mardi 24 février.
Pour le ministère, le constat est clair : l’aide publique et les investissements ne peuvent être efficaces s’ils sont dispersés entre des individus isolés.
La force du regroupement
Selon Julienne Landu, membre du secrétariat au ministère de l’Agriculture, le passage du statut d’association à celui de coopérative est une étape indispensable pour bénéficier de l’appui de l’État.
« Nous voulions comprendre leurs difficultés et surtout les amener à s’organiser. En coopérative, le financement et l’assistance sont plus faciles. On ne peut pas aider un individu isolé, alors qu’en groupe, chacun bénéficie de sa part », a-t-elle expliqué.
Des attentes sur le coût et la rapidité administrative
Si l’initiative est saluée par les producteurs locaux, ces derniers restent prudents quant à la lourdeur des procédures. Joseph Baune Lusangi, l’un des responsables associatifs rencontrés, plaide pour un accompagnement concret et peu coûteux :
Simplification des démarches : Les agriculteurs demandent que le processus de transfert vers le statut de coopérative soit écourté.
Réduction des frais : Un appel est lancé pour que les coûts administratifs soient revus à la baisse afin de ne pas décourager les petites structures.
Matérialisation : Les producteurs espèrent que ces promesses de soutien se traduiront rapidement par des actes sur le terrain.
Un engagement vers la facilitation
Face à ces préoccupations, le ministère de l’Agriculture se veut rassurant. Kabingwa Bundya, directeur des ressources humaines du ministère, a affirmé que des dispositions sont prises pour faciliter les démarches administratives.
L’idée est de permettre une transition rapide vers ce modèle coopératif, jugé plus apte à assurer une production durable, à mieux organiser la chaîne de valeur et, à terme, à garantir la sécurité alimentaire dans la province du Maniema.






