Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a lancé lundi 26 janvier, le contrôle des documents des véhicules sur les principales artères de la capitale. L’innovation réside dans l’instauration d’un système de rotation des agents en trois phases, prolongeant la surveillance routière de 5h du matin jusqu’à minuit.
Cette mesure vise à régulariser la situation des usagers de la route et à maximiser les recettes urbaines, mais elle suscite déjà des inquiétudes chez les conducteurs.
Une surveillance non-stop
Selon le gouverneur, la présence des agents de contrôle ne sera plus ponctuelle mais continue, précisant l’organisation de trois « shifts » :
« Les équipes techniques travaillent de telle manière que cela ne pèse pas sur les agents. Il y aura des permutations ainsi que des changements réguliers pour maintenir l’efficacité sur le terrain », a expliqué M. Bumba.
Entre peur et civisme fiscal
L’annonce de contrôles nocturnes (jusqu’à minuit) provoque des réactions contrastées au sein de la population kinoise. Pour certains conducteurs de taxis et de motos, cette mesure est perçue comme un risque sécuritaire supplémentaire.
« Le travail en RDC se termine généralement à 17h. Si l’on me confisque ma moto au-delà de 22h, je risque de considérer cela comme un acte criminel compte tenu de l’obscurité. Que veut-on à la fin ? », s’interroge un motocycliste.
À l’inverse, d’autres citoyens appellent au sens des responsabilités : « Tout pays doit avoir des lois et des règlements. Nous avons pris la mauvaise habitude de ne pas payer de taxes. Il faut normaliser les choses, cette disposition n’est pas mauvaise en soi », tempère un automobiliste.
Ces contrôles ont provoqué la rareté de transports en commun, obligeant de nombreuses personnes à faire le pied pour se rendre à leurs différentes destinations. Pour éviter les interactions avec les agents de contrôle, de nombreux propriétaires de véhicules, ont choisi de garder leurs véhicules à domicile ce mardi 27 janvier.





