« Chaque gramme d’or déclaré, c’est une route construite, une école soutenue, un hôpital renforcé », a déclaré lundi 2 mars à Bunia le gouverneur de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’kashama. L’autorité provinciale a lancé cet appel lors d’une réunion de sensibilisation avec les opérateurs économiques du secteur minier. Le gouverneur les exhorte à quitter les circuits illicites pour contribuer au trésor public.
Malgré l’abondance des gisements d’or dans les territoires de Djugu, Mahagi, Irumu et Mambasa, l’Ituri peine à voir les retombées de cette richesse sur son développement. Le secteur reste gangréné par une contrebande massive vers les pays voisins, une situation qui, selon le Gouverneur, alimente non seulement le manque à gagner financier, mais aussi l’insécurité dans la région.
Un appel au civisme minier
Pour le lieutenant-général Luboya, le comportement de certains opérateurs locaux est en grande partie responsable de cette fuite des ressources. Il a invité les exploitants à devenir les « premiers remparts » contre la fraude en se conformant strictement au Code minier et aux circuits officiels d’exportation.
« C’est de cette manière que l’or de l’Ituri pourra enfin contribuer au développement de cette province », a martelé le Gouverneur.
La FEC s’engage, mais pose des conditions
La Fédération des entreprises du Congo (FEC), section Ituri, a réagi favorablement à cet appel. Son président, Lonema Mukwa, a rappelé que la province dispose actuellement de trois comptoirs d’achat d’or agréés par l’État. Il s’est engagé à mobiliser ses membres pour que les flux d’or soient réorientés vers ces structures officielles dès la fin de ce mois de mars courant.
Cependant, les opérateurs économiques ont profité de cette tribune pour lever plusieurs obstacles au civisme fiscal :
La multiplicité des impôts : jugée étouffante pour les activités minières. Le climat des affaires : les opérateurs plaident pour un assouplissement de la pression fiscale afin de rendre le circuit officiel plus compétitif face au marché noir.
Source link






