Le prix du litre de carburant à la pompe est passé de 3 200 francs congolais à 4 500 francs congolais dans la ville de Beni, chef‑lieu provisoire du Nord‑Kivu.
Cette hausse d’au moins 40 % a été décidée au cours d’un échange organisé mardi 10 mars entre les opérateurs pétroliers et le chef de la Division provinciale de l’Économie du Nord‑Kivu.
Après ce compromis, les stations‑service ont rouvert leurs portes, après cinq jours de fermeture destinés à exprimer leur ras‑le‑bol.
Les opérateurs économiques avaient suspendu leurs activités en évoquant des difficultés d’approvisionnement en produits pétroliers.
Selon eux, le carburant destiné à la région de Beni‑Butembo et Lubero est principalement acheté dans les villes kényanes d’Eldoret et de Kisumu, où le prix du mètre cube serait passé de 650 à 1 200 dollars américains.
Ils attribuent cette flambée notamment à la guerre contre l’Iran et à ses répercussions sur le marché international du pétrole.
Toutefois, au sein de l’Association des pétroliers de Beni, l’on souhaite que le Gouvernement congolais prenne des mesures pour anticiper ce type de situation.





