La situation reste tendue à Katogota et Kamanyola depuis la matinée du mercredi 3 décembre 2025 dans le Sud-Kivu. Les Forces armées de la RDC (FARDC) et l’AFC-M23 se disputent le contrôle de ces localités, situées respectivement dans les territoires d’Uvira et de Walungu, le long de la RN5 à environ 50 km au sud de Bukavu. Les combats ont repris tôt le matin à Katogota avant de s’étendre à Kamanyola, où les affrontements persistants depuis la mi-journée.
Des sources locales rapportent que les rebelles de la coalition AFC-M23 ont lancé un assaut sur les positions avancées des FARDC à Katogota vers 3 heures du matin. Les FARDC et les Wazalendo ont reçu l’ordre de répliquer quatre heures plus tard, repoussant les assaillants vers Kamanyola, à une vingtaine de kilomètres au nord. Actuellement, Kamanyola est divisé : les FARDC contrôlent la partie sud, tandis que les rebelles occupent la partie nord jusqu’à la frontière rwandaise.
Conséquences humanitaires
Ces combats intenses ont provoqué des déplacements de massifs de civils. La population de Kamanyola, tentant initialement de fuir vers le Rwanda via Bugarama, s’est heurtée à la fermeture des barrières frontales. À la mi-journée, des témoins ont rapporté que le Rwanda a autorisé le passage de ces réfugiés congolais, qui laissent derrière eux des morts, des blessés, ainsi que des maisons, écoles et églises détruites. Toutes les activités scolaires, sociales et économiques sont paralysées dans la plaine de la Ruzizi, avec des maisons incendiées dans plusieurs groupements.
Controverse
Ces attaques se produisent à 24 heures de l’entraînement d’un accord de paix annoncé entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame à Washington.
Selon l’armée congolaise, les rebelles du M23 auraient lancé les hostilités par des assauts sur ses positions, revendiquant avoir repoussé les assaillants et récupéré certaines localités du Sud-Kivu, d’autres fois sous contrôle des rebelles.





