Pour sortir le pays des cycles de violences dans sa partie Est, le parti la Base républicaine préconise que les soldats de la MONUSCO renforcent la sécurité entre les frontières de la RDC et le Rwanda, l’Ouganda voire le Burundi.
Lors d’un point de presse tenu vendredi 20 mars à Kinshasa, le secrétaire en charge de la communication de cette structure politique, Caleb Kanku a présenté un cahier des charges visant à restaurer la paix dans la partie Orientale du pays.
Dans ce document, il propose notamment un désengagement progressif des forces de l’AFC-M23 qui seraient remplacées par une force tampon de la MONUSCO, en attendant la normalisation de la situation sécuritaire dans ce coin de la République.
« Il est important de sécuriser les frontières de la RDC avec le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi par le forces de la MONUSCO pendant une période transitoire avant la normalisation de la situation sécuritaire afin de contrôler les mouvements, trafics transfrontaliers afin d’empêcher la circulation des groupes armés d’un pays à l’autre », a indiqué Caleb Kanku.
Il propose également la mise en place d’un désengagement progressif des forces de l’AFC/M23 et le repositionnement des forces loyalistes, selon une approche d’occupation tampon assurée par les forces de la MONUSCO.
« C’est-à-dire si les forces de l’AFC/M23 se retirent d’une position, elles seront remplacées par celles de la MONUSCU. Ceci céderait la place aux FARDC », a-t-il expliqué.
Le parti la Base républicaine souhaite que la mise en œuvre de toutes ces solutions soit débattue dans un dialogue inclusif et respectueux de la constitution.
« Le gouvernement rwandais doit s’engager à cesser tout soutien au mouvement AFC/M23 afin de faciliter le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les zones occupées. Le gouvernement de la RDC doit engager une réforme effective de ses forces de défense et sécurité afin d’éviter d’éventuels recours aux éléments non étatiques dans ses opérations militaires », a conclu Caleb Knaku.






