Revue de presse kinoise du vendredi 10 avril 2026.
La plupart des journaux parus ce vendredi dans la capitale reviennent sur la tenue de la première réunion annuelle du Cadre national de concertation humanitaire (CNCH), qui rassemble tous les acteurs engagés dans la réponse aux crises que traverse la RDC.
Le Phare ouvre le bal en soulignant que cette rencontre s’est tenue dans un contexte de crises multidimensionnelles. Selon le quotidien, l’objectif principal était de redynamiser cet outil stratégique et de renforcer la réponse collective face aux urgences humanitaires qui affectent des millions de Congolais. A l’ouverture des travaux, rapporte ce quotidien, la Première ministre Judith Suminwa a dressé un tableau préoccupant de la situation : crise sécuritaire persistante, déplacements massifs, pression accrue sur les services sociaux de base, difficultés d’accès à l’eau potable, aux soins de santé et à l’éducation. Face à ce constat, poursuit Le Phare, la cheffe du Gouvernement a insisté sur la nécessité de réformer en profondeur le fonctionnement du CNCH.
Le Quotidien note qu’elle a donné des orientations pour en faire un organe plus stratégique, doté d’une meilleure coordination et d’un respect clair des rôles de chaque acteur. Dans ses colonnes, ce portail ajoute que Judith Suminwa a réaffirmé l’engagement du Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, à garantir une aide humanitaire « rapide, sûre et sans entrave », tout en insistant sur la sécurité des humanitaires.
Congo Nouveau détaille les principaux points inscrits à l’ordre du jour à savoir la continuité des services sociaux essentiels, même dans les zones en crise ; la levée des obstacles administratifs et fiscaux entravant les opérations humanitaires (taxation, dédouanement, immigration, enregistrement) ; le renforcement de la collaboration avec les pays de la sous‑région, particulièrement dans l’Est de la RDC, pour faciliter l’accès des acteurs humanitaires. Cet hebdomadaire rappelle que le CNCH a été créé par le décret n°13/008 du 13 janvier 2013, afin d’améliorer le partage d’informations, renforcer l’efficacité des interventions et faciliter la transition entre humanitaire et développement.
Baisse du taux directeur de la BCC
Sur le plan économique, Infos 27 indique que le Comité de politique monétaire de la Banque centrale du Congo (BCC) a abaissé son taux directeur de 15 % à 13,5 %, tout en annonçant un encadrement strict des opérations en devises à l’horizon 2027. Dans un contexte mondial encore marqué par des tensions énergétiques, souligne ce quotidien, l’institution agit alors que l’inflation en RDC est retombée à 2,2 % en mars 2026 et que la croissance est projetée à 6,2 %. Cette décision reflète, selon ce tabloid, une ligne prudente destinée à préserver la stabilité macroéconomique et à anticiper d’éventuels chocs extérieurs.
Le Potentiel rapporte deux mesures phares annoncées par la BCC, applicables à partir du 9 avril 2027 : La Banque centrale aura l’exclusivité de l’importation des billets en devises étrangères. Plus aucune banque commerciale ne pourra importer du cash en dollars ou en euros et plus aucune personne physique ou morale ne pourra effectuer une transaction en espèces dans une monnaie étrangère. Tous les paiements devront passer par des moyens scripturaux (virements, cartes, chèques, mobile money).
Pour AfricaNews, ces mesures signifient que commerçants, prestataires de services, PME ou travailleurs informels devront obligatoirement accepter les paiements numériques pour toute opération en devise.
Avec l’interdiction d’importer du cash étranger, les guichets bancaires ne seront plus une source d’approvisionnement directe en billets. Cet hebdomadaire rappelle que la BCC justifie cette décision par plusieurs objectifs : améliorer la traçabilité des flux financiers ; renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et la fraude ; consolider le rôle du système bancaire national.






