Ce mardi 7 avril 2026, la presse congolaise revient sur la ferveur spirituelle à Nkamba, après l’annonce du chef de l’État d’ériger la cité en « Ville sainte ». Elle s’intéresse également aux inquiétudes de la société civile face au projet du gouvernement d’accueillir temporairement des migrants expulsés des États-Unis, dans le cadre d’un partenariat entre les deux pays.
Le Potentiel : « Félix Tshisekedi élève Nkamba au statut de ville »
En séjour au Kongo-Central pour le 105ème anniversaire du Kimbanguisme, le Chef de l’État a décidé d’honorer la mémoire de Simon Kimbangu en érigeant son siège spirituel en « Ville Sainte », note le journal.
ACP : Le président Tshisekedi érige la cité kimbanguiste de Nkamba en « ville sainte »
L’Agence congolaise de presse (ACP) note les propositions de Félix Tshisekedi : « Aujourd’hui, je suis venu vous saluer parce que, comme vous le savez, c’est un jour spécial. Car, le 6 avril de chaque année est déclaré un jour férié partout en RDC. Ainsi, après notre entretien de tout à l’heure avec le Chef spirituel, Tata Simon Kimbangu Kiangani, j’ai pris une autre nouvelle décision. C’est celle de doter la cité de Nkamba, d’un statut spécial. Ce statut spécial est que la Cité de Nkamba devra devenir une ville Sainte ».
ACTU30.Cd précise que cette décision se veut un hommage au combat pour la dignité africaine porté par le prophète.
Pour Le Phare, cette annonce a créé une communion entre le sommet de l’État véritable et les milliers de fidèles kimbanguistes. Le journal souligne que le Président et la Première ministre Judith Suminwa ont tenu à marquer de leur présence ce moment de « mémoire et de spiritualité », consolidant ainsi le rôle central du kimbanguisme dans l’identité culturelle du pays.
A propos de l’accueil des migrants expulsés des USA
Le ton devient plus critique dès que l’on tourne les pages vers la politique étrangère. « Partenaire ou terre de relégation ? », s’interroge Le Potentiel dans sa rubrique « Haute Voix ».
Le journal analyse l’accord pour l’accueil temporaire des migrants expulsés des États-Unis.
La société civile monte au créneau. Selon Actualite.Cd, l’ONG Justicia ASBL exprime de vives inquiétudes. Elle dénonce des « accords non entérinés » par le Parlement et s’interroge sur les capacités de la RDC à gérer ces flux alors que le pays compte déjà des millions de déplacés internes. Congo Nouveau se demande également si cette décision a fait l’objet d’un débat démocratique suffisant. Pour une partie de la presse, si l’accord est présenté comme « technique et temporaire », il soulève des questions de souveraineté que le gouvernement devra clarifier rapidement pour éviter, comme l’écrit Le Phare, que « l’intox » ne prenne le dessus sur l’information.





