Ce mercredi 18 mars 2026, l’actualité en République démocratique du Congo est marquée par le genre de Modeste Bahati Lukwebo, qui se joue aujourd’hui même au Sénat, ainsi que par le débat de plus en plus vif autour de la révision constitutionnelle. La presse écrite et les médias en ligne commentent largement ces enjeux au cœur des discussions politiques nationales.
Le Potentiel : Sénat : Bahati fragilisé, Tshisekedi appelé à trancher
Le Potentiel rappelle qu’une séance plénière à enjeux majeurs se tiendra ce mercredi au Sénat centrée sur la mise en place d’une commission spéciale chargée d’examiner la pétition visant le deuxième vice-président de la Chambre haute, Modeste Bahati Lukwebo.
Le journal précise que cette étape cruciale intervient alors que de nombreux députés nationaux de l’Union sacrée de la nation (USN) se montrent résolus à demander sa destitution.
« Dans ce contexte sensible, l’arbitrage du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, apparaît déterminant pour l’issue de la procédure », estime le média, rappelant également que le sort politique de Modeste Bahati, maintien ou exclusion de l’Union sacrée, dépendra entièrement de la décision du chef de l’État, suscitant interrogations et spéculations au sein de la classe politique et de l’opinion publique. Ce mercredi, tout porte à croire que la question se résumera à une seule interrogation : le chef de l’État va‑t‑il le lâcher ? S’interroge le Potentiel.
Le confrère affirme que dans les coulisses, la tension est perceptible. Plusieurs sénateurs, notamment issus de l’Union sacrée de la nation (USN), affichent leur détermination à aller jusqu’au bout de cette procédure. « Donc, ce mercredi Modeste Bahati va connaître son sort, surtout que bon nombre de députés nationaux de l’Union sacrée de la nation (USN) sont déterminés à le destituer. Face à cette situation délicate, les derniers mots reviennent à Félix Tshisekedi. Sinon, il doit assumer », affirment certains observateurs.
7sur7.cd : Sénat : une commission spéciale attendue ce mercredi pour examiner la pétition contre Bahati
D’après ce média, cette initiative, portée par le sénateur Dany Kabongo, a été introduite lors de la rentrée parlementaire de la session de mars 2026. Elle pourrait déboucher sur une motion de défiance contre ce membre du Bureau, à qui les pétitionnaires, estime à ce jour à plus de 80 signataires, reprochant une incompétence dans l’exercice de ses fonctions. La pétition visant la déchéance du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, sera examinée par une commission qui sera mise en place lors de la séance plénière prévue ce mercredi 18 mars 2026, note 7sur7.cd.
Actualite.cd : Le Sénat examine ce mercredi la pétition contre Bahati Lukwebo
Cette démarche intervient après le dépôt, par le sénateur Dany Kabongo, le lundi 16 mars, en marge de la rentrée parlementaire, d’une pétition contre le deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo. Selon lui, cette initiative parlementaire a recueilli 83 signatures. Dany Kabongo reproche au deuxième vice-président du Sénat une incompétence dans l’exercice de ses fonctions, indique Actualite.cd.
Le média souligne que le motif évoqué lors du dépôt de cette initiative diffère toutefois de celui avancé au lendemain de la sortie médiatique de Bahati, au cours de laquelle ce dernier s’était opposé à toute révision constitutionnelle. À ce moment-là, Dany Kabongo lui reprochait plutôt un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi, haute autorité de référence de l’Union sacrée de la nation (USN). Selon ce parlementaire, le deuxième vice-président du Sénat, également membre du présidium de l’USN, aurait dû consulter le chef de l’État avant de s’exprimer publiquement sur des sujets d’actualité.
Il rappelle que Bahati avait présenté, le mardi 10 mars, ses excuses à ses collègues, quelques jours après sa sortie médiatique. Il avait expliqué que ses déclarations sur la Constitution avaient été sorties de leur contexte et mal interprétées. Modeste Bahati affirmait ne pas s’être opposé à une révision constitutionnelle, mais avoir plutôt suggéré l’ouverture d’un débat au sein de l’Union sacrée.
Toutefois, une note de prudence vient du Congo Nouveau. Sous le titre « Examen de la pétition contre Bahati : La précipitation du Sénat sème le doute », le tri-hebdomadaire s’interroge sur cette accélération soudaine de la procédure. Pour le journal, cette hâte pourrait cacher des motivations politiques loin des enjeux de gestion parlementaire. De son côté, le Forum des As rappelle que les pétitionnaires se défendent de tout lien avec des officines occultes, affirmant agir pour la simple efficacité de l’institution.






