Revue de presse kinoise du vendredi 06 mars 2026.
La tempête politique qui secoue l’Union Sacrée de la Nation (USN) domine l’actualité de ce vendredi. Le débat sur la révision constitutionnelle, loin de s’apaiser, prend une tournure institutionnelle avec l’offensive lancée contre l’autorité morale de l’AFDC-A au sein de la chambre haute du Parlement.
Le Potentiel le bal en annonçant que le Sénat ouvre est en ébullition. Le rapport quotidien qu’une motion de défiance a été lancé contre Modeste Bahati Lukwebo. Le journal explique que ce n’est pas un hasard si cette procédure survient juste après ses sorties médiatiques contre le projet de révision de la loi fondamentale. Pour le tabloïd, la majorité présidentielle a décidé de passer à la vitesse supérieure pour museler toute voix discordante interne, faisant de Bahati le premier « martyr » ou la première victime politique de ce débat politique.
Dans la même veine, Actu30.cd apporte des précisions sur les chagrins soulevés par les pétitionnaires : la motion ne se limite pas à la question constitutionnelle. Les initiés reprochent également à l’ancien président du Sénat un « manque de respect » envers le chef de l’État, Félix Tshisekedi. Le portail d’information précise que le climat est devenu délétère dans les couloirs du Palais du peuple, où la loyauté envers le projet de révision devient, semble-t-il, le seul critère de survie politique.
Sur la fragilité de sa position, Forum des As se montre tout aussi incisif : « Pour s’être opposé à la révision constitutionnelle, Modeste Bahati désormais sur une chaise éjectable ». Pour ce quotidien, Bahati Lukwebo a franchi une « ligne rouge » que la machine politique de l’USN ne pouvait tolérer. Forum des As note que si Bahati tombe, cela enverra un signal clair à tous les autres poids lourds de la majorité : le projet de révision n’est pas négociable.
Le Phare complète ce tableau avec une analyse imagée : « USN : Bahati, un pied dedans, un pied dehors ! ». Le journal indépendant souligne que cette motion de défiance est une manœuvre pour « nettoyer » l’Union Sacrée de ses éléments réticents. Malgré les pressions, selon la source, l’autorité morale de l’AFDC-A semble vouloir assumer sa position jusqu’au bout, transformant cette crise en un bras de fer personnel avec l’exécutif.
Pour sa part, Congo Nouveau voit derrière cette démarche de révision constitutionnelle une manœuvre de Félix Tshisekedi pour s’éterniser au pouvoir. L’hebdomadaire soutient que la polémique autour de Bahati Lukwebo n’est que l’arbre qui cache la forêt. Le véritable débat concerne le devenir de la démocratie congolaise. Le journal estime que Félix Tshisekedi est désormais à la croisée des chemins et que sa décision finale sur cette révision constitutionnelle déterminanta sa place dans l’histoire : soit comme le bâtisseur de la stabilité, soit comme celui qui a succombé à la tentation du pouvoir à vie. « Le miroir de l’histoire » sera sans complaisance vis-à-vis des choix que le Chef de l’État posera dans les prochains mois, avertit l’analyste.






