Le prix du carburant se vend depuis lundi 9 mars à 4 000 francs congolais, contre 3 700 FC habituellement, soit une augmentation de 8 %, dans les stations‑service de Kisangani (Tshopo).
Cette hausse profite aux revendeurs communément appelés « Kadhafi », qui proposent la même quantité d’essence à 5 000, 6 000, voire 10 000 francs congolais.
Aucune justification économique officielle n’a été avancée pour expliquer cette flambée.
En revanche, ses conséquences sont déjà visibles : le portefeuille des ménages est directement touché et les coûts de transport ont grimpé dans la capitale provinciale de la Tshopo.
Le prix du transport en commun connaît une forte hausse, comme l’explique un élève :
« Parfois maman me donne deux mille FC aller‑retour, mais aujourd’hui le prix de la moto a grimpé à 1 500. Je suis obligé de rentrer à pied et de payer les 1 500 pour aller… »
Sur les marchés, les prix des denrées de première nécessité commencent également à augmenter.
« Ça aura un impact sur le prix des denrées alimentaires. Par exemple, les marchandises qui quittent Bunia pour Kisangani : quand le prix du carburant augmente, cela a forcément un impact… », témoigne un commerçant de la région.
Face à la grogne populaire, le gouvernement provincial de la Tshopo promet des sanctions exemplaires contre les opérateurs récalcitrants.






