Face à une explosion démographique galopante et des défis environnementaux pressants, la ville de Kinshasa bénéficie désormais de l’appui de la coopération britannique à travers le programme GCIEP (Green City Integrated Empowerment Program).
Ce projet pilote présenté lundi 23 février, vise à transformer la capitale congolaise en une ville plus résiliente, en s’attaquant prioritairement à la gestion des déchets, à la mobilité et aux inondations.
Contrairement à d’autres initiatives qui se limitent souvent à la production d’études théoriques, le GCIEP se veut résolument opérationnel. Peter, chargé de missions à l’Ambassade britannique, souligne que ce projet privilégie des solutions rapides mais durables, surnommées les « Quick Wins ».
L’ambition est de tester ce modèle dans certains quartiers de Kinshasa avant de le répliquer à plus grande échelle :
Collaboration locale : Le projet s’appuie sur les institutions locales pour répondre aux besoins réels du terrain.
Modèle reproductible : Une fois validée, l’approche pourra être étendue à d’autres quartiers de la capitale et à d’autres villes de la RDC.
Attraction d’investissements : L’appropriation de ces solutions par les autorités congolaises est jugée essentielle pour instaurer la confiance et attirer de futurs investisseurs.
Il y a 60 ans, Kinshasa ne comptait qu’environ 400 000 habitants. Aujourd’hui, avec une population dépassant les 15 millions d’âmes, la ville est confrontée à des problèmes d’urbanisation critiques. C’est dans ce contexte que le programme GCIEP intervient pour proposer des solutions structurelles.
Une phase de planification cruciale
Pour Tom Kisenda, coordonnateur de la Cellule de Développement Urbain de Kinshasa (CDUK), le succès de ce programme repose sur une préparation minutieuse en amont. Selon lui, avant que les résultats ne soient visibles pour la population, un travail de fond est nécessaire pour adresser les causes profondes des maux de la capitale.
« Gérer les déchets, la mobilité et le drainage demande un grand travail en amont. Sans cette planification, on ne saura pas trouver de solutions durables », explique Tom Kisenda à Radio Okapi.
Les axes prioritaires du programme incluent :
- La gestion des déchets : repenser la collecte et le traitement.
- La mobilité urbaine : fluidifier les déplacements dans une ville congestionnée.
- L’assainissement : lutter contre les inondations récurrentes liées aux eaux pluviales et aux problèmes de drainage.
`Ce partenariat entre la ville de Kinshasa et le Royaume-Uni marque une étape importante vers une transition urbaine “verte”, visant à améliorer durablement la qualité de vie des Kinois.





