Le gouvernement congolais a lancé, samedi 7 mars à Kinshasa, le projet « Bomoyi ya mama na mwana » (« la vie de la maman et de l’enfant »), une initiative visant à améliorer la santé maternelle et néonatale en République démocratique du Congo.
Porté en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), le Conseil national de la couverture santé universelle et la Fondation Vodacom, ce projet entend réduire significativement les décès liés aux complications de la grossesse et de l’accouchement.
Une urgence sanitaire persistante
Selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quatre femmes meurent chaque heure en RDC en donnant naissance. La mortalité néonatale demeure également alarmante, avec environ 23 nouveau-nés qui perdent la vie chaque jour en raison des complications liées à la naissance.
Le projet s’inscrit dans le cadre de la gratuité de la maternité et des soins du nouveau-né, l’une des réformes prioritaires du gouvernement pour améliorer l’accès aux services de santé essentiels. L’objectif est d’accélérer les progrès vers les Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, notamment ceux relatifs à la santé et au bien-être.
Plusieurs actions concrètes sont prévues dans le cadre de cette initiative, notamment :
- le renforcement des structures de prise en charge de la maternité ;
- l’amélioration de la qualité des soins offerts aux femmes enceintes et aux nouveau-nés ;
- le soutien logistique et technique aux centres de santé prioritaires ;
- la sensibilisation communautaire pour encourager le suivi prénatal et les accouchements dans des structures médicales.
Le représentant résident de l’UNFPA en RDC a salué la synergie entre les partenaires publics et privés, soulignant la nécessité de redoubler d’efforts pour garantir un impact durable auprès des femmes et des enfants, principales cibles du projet.






