Une centaine d’agents de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), basés à Goma (Nord-Kivu) et Bukavu (Sud-Kivu), traversent une crise sociale sans précédent.
Ils totalisent douze mois février sans toucher leurs salaires, une situation qui les rend extrêmement vulnérables, exacerbée par l’occupation de certaines zones par les rebelles du M23/AFC et la fermeture des banques commerciales, rapporteur des syndicalistes ce vendredi 13 .
Le Syndicat libre chrétien, basé à Bukavu, tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités nationales à une intervention urgente pour débloquer cette situation.
Des promesses non tenues
Selon Me Ombeni Mukarani Antoine, responsable provincial du syndicat, des assurances avaient été données par la direction générale en novembre 2025 concernant la disponibilité des fonds.
« Une réunion d’ailleurs avait été organisée en novembre 2025, où il avait affirmé que l’argent est disponible et simplement en attente d’une autorisation de sa hiérarchie pour être décaissé. Or, jusqu’à aujourd’hui, rien n’a été fait, alors que le ministre a donné son autorisation depuis janvier », at-il déploré.
Appel aux solutions alternatives (Mobile Money)
Face à l’impossibilité d’utiliser les banques classiques dans la région, le syndicat propose l’utilisation des services de Mobile Money pour permettre aux agents de percevoir leurs dus. Il interpelle directement le Président de la République, le Premier ministre et le ministre du Portefeuille.
Par ailleurs, le syndicat signale que ce même problème de non-paiement affecte également les agents de la Régie des voies aériennes (RVA) de Goma et Bukavu, exigeant une intervention rapide de la direction générale de cette entreprise.





