Plus de trois cents camions-citernes transportant des produits pétroliers sont actuellement bloqués dans la zone frontale de Mahagi depuis quelques jours. En cause : des chauffeurs qui protestent contre l’insécurité et les tracasseries dont ils affirment être victimes sur la route dépendant de Bunia à Kisangani.
La présence de ces véhicules chargés de carburant, un produit hautement inflammable, inquiète fortement les habitants, d’autant plus qu’ils sont stationnés le long des routes, dans les avenues et même dans certains quartiers résidentiels. Or, aucun camion anti-incendie n’est disponible dans cette zone pour intervenir en cas d’accident.
Depuis le début de la grève, plusieurs problèmes se posent, entre autres :
les camionneurs qui préparent leur nourriture sous les citernes, à l’aide de braises ; l’absence d’installations sanitaires pour ces conducteurs ; la présence de jeunes filles, parfois mineures, cherchant à se prostituer, attirées par l’argent des camionneurs.
Cette situation inquiète la population sur les plans sécuritaires, sanitaires et d’hygiène publique. Face à ces risques, certains membres de la communauté lancent un appel aux autorités et demandent que ces camions soient déplacés de la zone.
Cette inquiétude de la population intervient alors qu’une délégation des autorités provinciales est attendue ce mardi 10 mars à Mahagi pour tenter de trouver une solution à la grève des conducteurs de ces camions.






