Les combats récurrents entre les combattants Wazalendo et les rebelles du M23 dans le groupement Kamisimbi, territoire de Walungu au Sud-Kivu, perturbent gravement la vie locale, notamment l’éducation. Depuis plusieurs mois, ces affrontements armés ont forcé une dizaine d’écoles du secteur à maintenir leurs activités, privant ainsi les enfants de Kamisimbi d’un accès régulier aux cours.
Parmi les établissements fermés figurent le complexe scolaire Iko, l’Institut et écoles primaires Muku, Chigezi, Kamisimbi, Shanga, Sayuni, ainsi que les primaires Mulambi, Chishendu et Isheke.
Selon la société civile locale, cette insécurité persistante, exacerbée par les combats violents notamment autour des agglomérations limite entre Walungu, Mwenga et Shabunda, a également entraîné des déplacements massifs de la population qui fuit les zones de conflit. Les Wazalendo et le M23 se battent pour le contrôle territorial, déstabilisant la région et compromettant gravement les conditions de vie et le droit à l’éducation des enfants.
Wilfried Habamungu, rapporteur adjoint de cette structure, exprime sa vive inquiétude sur l’impact de cette instabilité sur l’éducation et appelle les autorités à intervenir rapidement pour protéger les écoles et permettre la reprise des cours dans un environnement sécurisé.
Ces violences soulignent la fragilité de la sécurité dans cette partie du Sud-Kivu malgré les accords de paix signés, et la nécessité urgente d’une action coordonnée des forces gouvernementales et des groupes armés pour restaurer la paix et la stabilité dans cette région.






