Les conducteurs de taxis et taxi‑bus opérant à Kinshasa ont été invités, lundi 16 mars dans la soirée, à reprendre leurs activités dès ce mardi 17 mars. La décision a été annoncée à la suite des échanges entre le ministre provincial des Transports et de la Mobilité urbaine, Jésus-Noel Sheke, et les associations de chauffeurs, selon une communication du gouvernement provincial sur son compte X.
« Nous avons reçu des garanties de la part du ministre des Transports de la ville de Kinshasa. Nous exigeons aux chauffeurs de reprendre leurs services », a déclaré l’un des représentants de l’Association des chauffeurs du Congo à l’issue de la rencontre.
De son côté, le ministre provincial a précisé :
« Nous nous sommes réunis pour analyser les revendications des conducteurs de la ville de Kinshasa. Nous venons de trouver un compromis pour améliorer notre façon de fonctionner. Nous avons clarifié le rôle de ceux qui contrôlent les documents sur les principales artères de Kinshasa afin d’éviter toute confusion. Seuls la Police de Circulation Routière (PCR) et les agents de la Division urbaine des Transports sont habilités à contrôler les documents et l’état des véhicules. Les autres services, bien que faisant partie de la commission mixte de régulation, n’interviennent qu’en appui ».
Un moratoire pour apaiser les tensions
Un moratoire a été accordé aux propriétaires de véhicules qui ne remplissent pas encore toutes les conditions de conformité. Cette mesure vise à apaiser les tensions tout en maintenant l’exigence du respect des normes.
Le lundi 16 mars, un arrêt de service avait été déclenché par les conducteurs de taxis et taxi‑bus de Kinshasa, qui protestaient contre les « tracasseries excessives » de la part des agents de régulation routière. Mécontents des contrôles imposés par l’Hôtel de Ville, jugés abusifs et sources de tracasseries, les chauffeurs avaient décidé de suspendre leurs activités.






