Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont officiellement lancé, dimanche 30 mars, une opération visant la traque et le rapatriement des rebelles rwandais des FDLR encore présents sur le territoire congolais. Cette mission, amorcée à Kisangani dans la Tshopo, s’inscrit dans le cadre des accords de paix de Washington, note l’armée.
L’objectif principal de cette offensive est d’obtenir la reddition des combattants, le dépôt de leurs armes et leur rapatriement vers le Rwanda avec des garanties de sécurité et un suivi international.
Kisangani, centre névralgique de l’opération
La ville de Kisangani a été choisie comme site principal de cantonnement pour les éléments rendus ou capturés avant leur transfert. C’est également dans ce chef-lieu de la Tshopo que trois bataillons des FARDC ont été formés pour cette mission spécifique, indication des sources militaires. L’un de ces bataillons, spécialisés dans le combat de jungle et équipés grâce à la coopération militaire avec la France, doit être déployé au Nord-Kivu.
Des défis logistiques et sécurités majeures
Malgré la préparation des troupes, l’opération se heurte à plusieurs obstacles de taille sur le terrain soutiennent certaines sources :
L’occupation territoriale : les principaux bastions présumés des FDLR, situés à Rutshuru et dans certains partis de Nyiragongo et Masisi (Nord-Kivu), sont actuellement sous le contrôle de la coalition AFC/M23. Le retrait préalable de ces troupes est jugé nécessaire pour permettre le déploiement des FARDC. Le soutien international : les autorités sécuritaires compétentes sur l’appui logistique et en renseignement de la communauté internationale, notamment de l’ONU, pour mener à bien le rapatriement. La priorité à la reddition volontaire : afin de limiter l’impact des affrontements sur les populations civiles, le gouvernement privilégie l’option de la reddition volontaire des combattants.
Cette opération représente un test majeur pour l’armée congolaise dans sa volonté de stabiliser l’Est du pays conformément aux engagements diplomatiques récents.






