Les femmes vendeuses de légumes du Kasaï-Oriental occupent une place essentielle dans le circuit d’approvisionnement de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province. Déterminées à remplir leur mission et à assurer la survie économique de leurs familles, elles parcourent chaque jour des kilomètres, transportant leurs marchandises tantôt sur la tête, tantôt à bord de motocyclettes.
Pour approvisionner la ville de Mbuji-mayi en produits frais indispensables, ces femmes se rendent à Kabue ou à Tshilenge. C’est le cas de Céline Bilonda, vendeuse au grand marché Bakuadianga. Elle explique qu’elle se rend à Tshilenge où elle achète sa marchandise, avant de venir la vendre au grand marché :
« C’est un trajet long et pénible, mais je n’ai pas le choix. Je me réveille à 4 heures du matin, je me dirige à Kabue, j’achète ma marchandise et je la fais transporter d’abord sur le vélo, puis sur la motocyclette jusqu’ici ou je vends ».
Cependant, derrière ce labeur quotidien se cache un véritable calvaire. Les bénéfices tirés de la vente sont jugés insignifiants par les commerçantes. Pour pallier ce problème, elles ont développé de nouvelles stratégies de survie, notamment la diversification de leurs produits, la réduction des marges bénéficiaires ou la multiplication des voyages. Grâce à cela, elles parviennent tout de même à scolariser leurs enfants.
Alphonsine Ngalula, vendeuse de légumes, affirme qu’à travers ce métier, plusieurs d’entre elles ont réussi à assurer la scolarité de leurs enfants.
« A travers cette vente des légumes, nous scolarisons les enfants et d’autres ont même terminé les études », raconte-t-elle toute fière.
Cette vendeuse des légumes estime qu’exercer son métier est un honneur, rappelant « qu’il n’existe pas de sot métier ».






