Depuis plus d’un an, la ville de Beni assume le rôle de chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu suite à l’occupation de Goma par l’AFC/M23.
Malgré ce nouveau statut, la voirie urbaine de la ville reste confrontée à un manque d’aménagement criant.
L’activité administrative, économique et humanitaire a considérablement augmenté à Beni.
Cependant, cette dynamique contraste avec l’état des routes. Dans la majorité des quartiers, les artères demeurent en terre battue.
Un calvaire saisonnier
Le quotidien des habitants est rythmé par les aléas climatiques. En saison sèche, la poussière envahit la ville, affectant la qualité de l’air et la visibilité des conducteurs. En période de pluies, la situation se détériore : nids-de-poule et flaques d’eau rendent plusieurs axes impraticables.
Conséquences économiques Cette dégradation de la voirie ralentit les échanges commerciaux. Les transporteurs peinent à acheminer les marchandises et certains quartiers deviennent difficiles accessibles.
Face à cette situation, la population locale appelle le gouvernement congolais à des investissements urgents. Pour les habitants, le statut de chef-lieu provincial doit impérativement s’accompagner d’une modernisation des infrastructures routières de base.






