La ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yollande Elebe, a annoncé vendredi 30 janvier, lors du Conseil des ministres, la signature d’un arrêté ministériel consacrant la reconnaissance et la protection des motifs et tissus Kuba comme patrimoine culturel national de la République démocratique du Congo.
Une protection juridique et symbolique
Cet arrêté garantit une protection juridique et assure une portée déclarative essentielle de l’origine congolaise des motifs et tissus Kuba, connus pour leurs formes géométriques codées et leur influence sur l’art moderne mondial.
Le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, a souligné l’importance de cette décision :
« Cette reconnaissance est cruciale pour préserver un langage visuel ancestral, affirmer l’identité culturelle congolaise, soutenir les communautés d’artisans, stimuler l’économie locale via le tourisme et la mode, et assurer la transmission des savoirs uniques à travers ces motifs géométriques codés. »
De la spoliation à la souveraineté patrimoniale
Selon la ministre Yollande Elebe, ces cadres réglementent à la RDC de passer de la spoliation culturelle à la souveraineté patrimoniale, en transformant les motifs et tissus Kuba en actifs culturels et économiques stratégiques pour la nation et les communautés locales. Ils visent également à positionner le pays comme référence africaine en matière de protection des savoirs traditionnels.
Cette reconnaissance permettra à la RDC d’entreprendre des démarches pour assurer la protection des motifs et tissus Kuba à l’échelle internationale.
Le ministère de la Culture prépare déjà les dossiers nécessaires pour leur inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.






