Les commerçants et entrepreneurs de la ville de Kabinda, dans la province de Lomami, se disent prêts à s’acquitter de leurs obligations fiscales, mais exigent en contrepartie, une amélioration visible des services publics et des infrastructures de base.
Ils ont fait part de cette revendication le weekend dernier, lors d’une rencontre avec par la Direction générale des Recettes de la Lomami (DGRLO).
Cette rencontre de sensibilisation au civisme fiscal a été initiée avec comme objectif, de booster la mobilisation des recettes pour financer le budget provincial.
Le civisme fiscal face au déficit d’infrastructures
Pour le responsable de la DGRLO, David Kabumbula, les impôts et taxes constituent le levier indispensable pour amorcer le développement de la province. Un message reçu avec réserve par les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) locale.
Le président de la FEC/ville de Kabinda, Jean Mbélé Kilama, a été le porte-parole des griefs des opérateurs économiques. Tout en saluant l’initiative de dialogue, il a expliqué que le consentement à l’impôt ne peut être durable sans « effets visibles ».
Les priorités des contribuables
Les participants à la réunion ont dressé une liste non exhaustive des urgences qui freinent leurs activités économiques :
- L’état des routes : Le délabrement des voies de communication rend l’approvisionnement difficile et coûteux.
- L’assainissement urbain : Le manque d’entretien de la voirie de Kabinda impacte la salubrité des lieux de commerce.
- Le climat des affaires : Les tracasseries administratives et le manque de transparence freinent l’investissement.
Un contrat de confiance à bâtir
Pour les opérateurs économiques de Kabinda, la transparence dans la gestion des fonds récoltés est la clé pour renforcer la confiance entre l’État et les contribuables. Ils plaident pour un mécanisme où chaque franc versé à la province se transforme en projet de développement perceptible par la population.
La DGRLO a, de son côté, assuré que les préoccupations de la FEC seraient transmises à l’exécutif provincial, tout en rappelant que c’est précisément le manque de moyens financiers qui retarde l’exécution de nombreux chantiers dans la Lomami.






