L’ASBL « Initiative Eminent Mwanda » tire la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation des enfants dans l’Est de la RDC. S’appuyant sur ses enquêtes menées entre octobre 2025 et janvier 2026, l’organisation affirme que les violations graves des droits de l’enfant ont connu une hausse inquiétante en raison de la persistance des conflits armés.
Selon les données recueillies, les cas de violences sexuelles ont plus que doublé et le nombre d’enfants victimes a triplé sur la période étudiée.
Les enlèvements ont été multipliés par six, les meurtres et mutilations par sept, tandis que les attaques contre les écoles et les hôpitaux ont été multipliées par douze.
Plus de 1 100 enfants non accompagnés ont été identifiés dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, illustrant l’ampleur de la vulnérabilité des mineurs dans cette région en proie à l’insécurité, rapporte de l’organisation.
Les parties au conflit, notamment les groupes armés actifs dans l’Est du pays, sont pointées du doigt. L’organisation évoque des viols, des enlèvements ainsi que des cas de recrutement d’enfants soldats.
Au micro de Jean Kasami, le coordonnateur de l’ASBL, Eminent Mwanda, appelle à des mesures urgentes : « La communauté internationale et les autorités congolaises doivent agir concrètement pour protéger les enfants et les familles affectées. »
Face à cette situation qualifiée d’alarmante, l’organisation plaide pour un renforcement des mécanismes de protection de l’enfance et une réponse humanitaire adaptée à l’ampleur de la crise.






