Au moins 20 déplacés du site Kigonze ont recouvré leur liberté, mardi 13 janvier, deux mois après avoir été interpellés soupçonnés d’être de connivence avec les miliciens de la Convention pour la Révolution populaire (CRP), à Bunia, dans la province de l’Ituri.
Les sources locales rapportent que ces personnes ont été libérées, faute de preuves.
Un premier groupe avait déjà été relâché pendant les festivités de fin d’année, tandis que le dernier a retrouvé la liberté mardi 13 janvier.
Le Comité de gestion du site de Kigonze révèle que cette libération a contribué à restaurer la confiance entre les déplacés, augmentant à environ 17 mille personnes et les forces de l’ordre.
Toujours d’après cette source, près de la moitié des déplacés, principalement des jeunes et des hommes, passaient la nuit en dehors du site ou louaient des maisons par crainte d’arrestations.
A ce jour, environ 80 % d’entre eux ont regagné le camp.
Toutefois, certaines hésitent encore, dans l’attente de garanties sur le caractère civil du site, qui ne devrait pas faire l’objet de bouclages et d’arrestations répétées.
Cette restauration progressive de la confiance entre les déplacés et les forces de sécurité est le fruit des actions de sensibilisation menées par les partenaires du gouvernement, notamment la MONUSCO, en vue de renforcer la collaboration entre les deux parties et de garantir la sécurité dans la ville de Bunia.
En novembre dernier, l’ONG Justice Plus avait exhorté les autorités politico-militaires à garantir le respect des droits des déplacés en Ituri.






