L’organisation Appui aux initiatives communautaires de conservation et de développement durable (AICED) demande aux mères et aux jeunes filles de Goma (Nord-Kivu) de limiter leur dépendance au plastique pour protéger leur vie. Pour cette ONG, ce sont elles qui, au quotidien, subissent les impacts de la pollution plastique. De la cuisine aux habitudes de consommation en passant par leur hygiène, les femmes sont appelées à adopter des gestes écologiques simples mais salvateurs.
Malgré les multiples séances de sensibilisation sur le danger lié au plastique dans les communautés locales, les habitants n’arrivent pas à adopter les bonnes habitudes, regrette Faustin Nyebone, directeur de l’AICED.
Pour lui, rien ne peut justifier cette absence d’action face au danger que représente le plastique, qui a envahi le quotidien de la population de Goma :
« Tout est devenu plastique dans les ménages. On mange sur du plastique, on boit sur du plastique, on donne naissance aux enfants sur du plastique. Et lorsque c’est la nourriture humaine, la nourriture chaude dans les récipients plastiques, les emballages en plastique, tous ces additifs-là vont se retrouver dans les aliments et sur sera intoxiqué ».
Se référant au thème de la journée des droits des femmes cette année, qui appelle à l’action, Monsieur Nyebone invite les femmes à agir pour leur santé car elles sont les plus touchées par la pollution plastique de par leur anatomie et leurs habitudes quotidiennes.






