Le parti d’opposition Envol a tenu une conférence de presse ce samedi 21 mars à Kinshasa, au cours de laquelle son président, Delly Sesanga, s’est exprimé sur la situation sécuritaire et politique du pays. Il a fermement condamné ce qu’il qualifie d’agression du Rwanda contre la République démocratique du Congo, tout en dénonçant une dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Une guerre « instrumentalisée » ?
Au-delà de la condamnation de l’agression extérieure, Delly Sesanga a pointé du doigt la gestion politique du conflit par les autorités en place.
Selon lui, la guerre est devenue « un alibi » utilisé pour servir des intérêts politiques internes. Il s’interroge notamment sur les intentions réelles du pouvoir :
« Le pouvoir cherche-t-il réellement la paix ou entretient-il la guerre pour des besoins politiques ? »
Appel à la défense de l’intégrité territoriale
Le président d’Envol a réaffirmé sa position de principe contre toute ingérence étrangère. Il a exigé le retrait des forces étrangères et des mercenaires présents sur le territoire congolais.
Dans le même temps, il a appelé la population à se mobiliser pour défendre l’intégrité territoriale de la RDC face aux menaces extérieures.
Entre lucidité et critique de la gouvernance
Delly Sesanga a toutefois insisté sur la nécessité de garder une lecture critique de la situation. Pour lui, la condamnation de l’agression ne doit pas servir à légitimer la gouvernance actuelle.
« La condamnation de l’agression rwandaise ne saurait valoir validation de la gouvernance en place », at-il martelé.
Par cette prise de position, l’opposant relance le débat sur la gestion de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC et ses implications politiques.
Alors que le pays reste confronté à des défis sécuritaires majeurs, ces déclarations illustrent les tensions persistantes entre pouvoir et opposition autour de la conduite des affaires nationales.






