En du 39ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, qui s’ouvre ce samedi 14 février à Addis-Abeba, la réunion inaugurale du Comité des chefs d’État et de gouvernement sur la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) se tient vendredi 13 février.
Préidée par le président kényan William Ruto, cette rencontre marque une étape décisive dans la concrétisation de la ZLECAF, projet phare de l’intégration économique du continent. L’objectif est de promouvoir le commerce intra-africain et de bâtir un marché unique capable de stimuler la croissance, l’industrialisation et la compétitivité des économies nationales.
Engagement des États membres
À l’issue des travaux, les chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé leur volonté d’accélérer la mise en œuvre de l’accord. Les pays membres sont appelés à adopter des politiques publiques adaptées dans les secteurs clés du commerce, de l’agriculture, de l’industrie, de l’énergie et des infrastructures, afin de lever les barrières structurelles qui freinent les échanges.
Représentant le président Félix Tshisekedi, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a plaidé pour un engagement renforcé des ministères sectoriels, notamment ceux du Commerce extérieur et des Finances, à travers une approche transversale et inclusive. Il a insisté sur la nécessité d’un pragmatisme économique face aux défis fiscaux, invitant à dépasser les craintes liées à une éventuelle baisse immédiate des recettes douanières.
Vers une intégration économique renforcée
Selon lui, les États doivent privilégier les gains structurels à court, moyen et long terme, en s’inspirant d’expériences réussies telles que l’Union européenne ou le MERCOSUR en Amérique du Sud.
Avec cette réunion inaugurale, l’Afrique réaffirme sa volonté d’approfondir son intégration économique et de faire de la ZLECAF un levier concret de transformation structurelle du continent.






