L’Union européenne s’inscrit dans la dynamique de la tenue d’un dialogue inclusif pour résoudre la crise qui couve dans l’Est de la RDC. Sa commissaire en charge de la gestion des crises, Hadja Lahbib, l’a rappelé mardi 10 février, lors de son intervention devant le Parlement européen à Strasbourg, en France. Selon elle, le dialogue demeure un moteur indispensable pour parvenir à une paix durable en RDC.
L’escalade de violences dans la partie Est du pays inquiète la communauté internationale, qui multiplie les efforts pour trouver une issue pacifique à cette crise.
Hadja Lahbib a donc réaffirmé l’engagement ferme de l’Union européenne à contribuer à la fin de ce conflit meurtrier. Elle a également annoncé qu’elle se rendra la semaine prochaine dans la région des Grands Lacs.
A Strasbourg, elle a déclaré : « Le multilatéralisme est essentiel pour parvenir à la paix. Toutefois, un dialogue intercongolais inclusif serait un moteur indispensable à une paix durable ».
L’Union européenne a en outre exhorté la communauté internationale à agir afin de mettre un terme définitif à ce conflit qui ravage l’Est de la RDC depuis plus de trois décennies.
Lundi 9 février, une réunion de haut niveau tenue à Luanda et réunissant les présidents Félix Tshisekedi, João Lourenço et Faure Gnassingbé a mandaté l’Angola pour consulter toutes les parties congolaises concernées, en vue de créer les conditions nécessaires à la convocation d’un dialogue intercongolais.
Entre-temps, sur le terrain, les hostilités se poursuivent entre les belligérants, et la situation sécuritaire reste fragile.
Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeurent fortement militarisées, tandis que les populations civiles continuent de subir les conséquences des affrontements : déplacements massifs et violences.
Selon des sources humanitaires, l’escalade des combats dans le Sud-Kivu depuis décembre 2025 a entraîné le déplacement de plus de 500 000 personnes, touchant notamment Uvira, Walungu, Mwenga, Shabunda, Kabare, Fizi et Kalehe.






