Face à la montée de l’insécurité à Kipushi, territoire situé à une trentaine de kilomètres de Lubumbashi dans le Haut-Katanga, l’administrateur du territoire a instauré un couvre-feu. Parallèlement, les services de sécurité ont présenté vendredi 16 janvier plusieurs présumés bandits aux autorités locales.
Parmi les six présumés bandits présentés à l’administrateur du territoire de Kipushi, figure un militaire des FARDC et deux femmes. C’est ce qu’a précisé l’administrateur à la presse.
Couvre-feu en vigueur
Par ailleurs, l’administrateur du territoire de Kipushi a signé en début de semaine un arrêté portant plusieurs mesures sécuritaires, pour renforcer la sécurité de la population. Il s’agit notamment de :
- l’instauration d’un couvre-feu à partir de 22 heures jusqu’à 5 heures du matin
- l’interdiction des manifestations publiques et des veillées de prière
- l’obligation pour les soirées de mariage de prendre fin à 21 heures.
A la fin de l’année 2025, le territoire de Kipushi était en proie à un regain de criminalité. Parmi les victimes, figure un défenseur judiciaire qui avait été tué par des bandits armés non autrement identifiés.
Une manifestation avait même été organisée pour protester contre la recrudescence de la criminalité. Les manifestants avaient exigé que justice soit rendue après le meurtre du défenseur judiciaire et d’autres personnes. Ils avaient appelé les autorités à prendre des mesures urgentes et efficaces pour lutter contre le banditisme urbain.






