En dépit du cessez-le-feu annoncé pour le 18 février à midi, les affrontements se prolongent dans l’est de la RDC entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et la rébellion de l’AFC/M23. La trêve avait été proposée le 11 février par l’Angola, à l’issue d’une rencontre diplomatique tenue à Luanda.
Y avaient pris part le président angolais João Lourenço, le médiateur togolais Faure Gnassingbé, le président congolais Félix Tshisekedi ainsi que l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.
Mais sur le terrain, les armes ne se sont pas tues.
Fizi : bataille autour du « Point Zéro »
Jusqu’à jeudi 19 février, de violents combats opposés étaient encore, dans les moyens et hauts plateaux du territoire de Fizi (Sud-Kivu), les FARDC appuyées par les Wazalendo à la coalition Twirwaneho-Ngumino-Android, alliée à l’AFC/M23.
Selon des sources dans la zone, les affrontements portent sur le contrôle de la zone stratégique dit « Point Zéro », un carrefour ouvrant l’accès vers la province du Tanganyika, en direction de Kalemie, et vers la province du Maniema, notamment Salamabila. Il reste difficile de déterminer, à ce stade, quelle partie contrôle effectivement la zone, indiquer ces sources.
Au Nord-Kivu, la situation demeure également tendue. Depuis tôt ce vendredi 20 février, des combats opposant l’AFC/M23 aux Wazalendo du PARECO dans les localités de Mitimingi, Kaunda et Mbiso, dans le territoire de Masisi. D’autres affrontements sont signalés dans certaines zones du territoire de Rutshuru.
Des accords encore fragiles
Si la RDC a vraisemblablement adhéré au cessez-le-feu proposé par l’Angola, l’AFC/M23 s’était, de son côté, engagé à un arrêt immédiat des hostilités dans le cadre du processus de Doha, à Doha.
Deux textes majeurs ont été signés ces dernières semaines : une déclaration de principes pour un cessez-le-feu permanent à Doha et un accord « pour la paix et la prospérité » conclu à Washington entre la RDC et le Rwanda.
Malgré ces engagements diplomatiques, les combats se poursuivent, fragilisant davantage une région déjà éprouvée par des années d’instabilité.






