La province du Maniema a enregistré plus de cinq cents nouveaux cas de drépanocytose, également appelée anémie SS, au cours de l’année 2025. Ces chiffres ont été révélés mardi 17 mars à Kindu par le docteur Antoine Lufimbo, point focal du Programme national de lutte contre la drépanocytose (PNLD).
Le docteur Lufimbo s’est exprimé à l’issue d’une session de formation destinée aux prestataires de santé. Cette formation porte sur le dépistage et la prise en charge correcte de la maladie selon le protocole national en vigueur en République démocratique du Congo (RDC).
Un problème de santé publique
La drépanocytose représente un défi majeur pour la santé publique dans la région. Selon les statistiques du PNLD, environ 2 à 3 % des enfants naissent avec l’anémie SS. Les données indiquent également que près de 10 % des décès maternels concernent des porteuses du gène S.
L’objectif de cette session est de permettre aux infirmiers titulaires (IT) d’assurer un suivi rigoureux des patients. Les cas bénins seront pris en charge localement, tandis que les cas sévères seront transférés vers les hôpitaux généraux de référence (HGR).
Prévention et mariages à risque
Au-delà de la prise en charge médicale, les autorités sanitaires insistent sur la prévention. Le docteur Antoine Lufimbo encourage la population à réaliser des tests d’électrophorèse de l’hémoglobine pour connaître son profil génétique.
Cette démarche vise à éviter les « mariages à risque » entre porteurs de gènes (AS et AS ou AS et SS), afin de réduire sensiblement la mortalité et la morbidité liées à cette pathologie au Maniema.






