Des membres du Conseil interreligieux congolais (CIC) ont échangé, ce mercredi, avec le président de la plateforme LAMUKA au sujet de l’initiative visant la création d’une Commission Vérité et Réconciliation.
A l’issue de cette rencontre, le président du CIC, l’archevêque Dodo Kamba, a exprimé sa satisfaction de voir Martin Fayulu être ouvert à cette initiative, qui pourrait ouvrir la voie à un dialogue national inclusif en RDC.
Il a également souligné que leur interlocuteur leur a transmis « certains éléments à prendre en compte » dans la mise en œuvre de cette proposition.
« Nous sommes venus à la rencontre du Président Martin Fayulu, ainsi que de son équipe, pour proposer l’initiative que nous avons eue dans le cadre de notre organisation confessionnelle, le CIC », s’est réjoui l’archevêque Dodo Kamba, indiquant que Martin Fayulu a « apprécié » la démarche.
Le président du CIC a ajouté que le leader de LAMUAKA leur a partagé plusieurs considérations importantes :
« Nous avons été très enrichis de ses idées, et surtout de son sens patriotique. C’est sa manière de faire, de fonctionner dans ce pays, et c’est ce que nous retenons ».
La délégation du CIC a salué le patriotisme du coordonnateur de LAMUKA.
Abordant les incidents survenus le lundi 16 février au siège de l’ECiDé, sur l’avenue de l’Enseignement, l’archevêque Dodo Kamba a « déploré cette façon de faire de certains Congolais ».
Pour lui, il faut davantage de tolérance et de hauteur dans la manière d’appréhender et de comprendre les événements :
« Je crois que ça va s’arranger. Pour qu’on ne revive plus ce genre de situations, nous souhaitons vraiment marcher en harmonie, parler en frères, surtout en cette période où notre pays est convoité et subit toutes sortes d’injustices de la part de ceux qui nous entourent ».
La semaine dernière, la délégation du CIC avait déjà rencontré le secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata, ainsi que les opposants Jean‑Marc Kabund et Delly Sesanga, autour de la même initiative.
Après Kinshasa, le CIC prévoit de poursuivre sa campagne de sensibilisation à l’intérieur du pays, voire à l’étranger, afin de convaincre l’ensemble des acteurs sociopolitiques congolais.






