Les conditions de voyage dans les transports en commun à Bunia (Ituri) sont jugées quasi inhumaines par de nombreux usagers. Certains véhicules prévus pour cinq passagers transportent jusqu’à huit, voire dix personnes, sur de longues distances pouvant atteindre 200 kilomètres.
Cette situation expose les voyageurs à la fatigue, aux risques de maladies liés à la promiscuité, mais aussi aux accidents de circulation.
Voyager à huit ou dix personnes dans une voiture à destination de Beni, au Nord-Kivu, de Mambasa, de Mahagi ou encore de Paidha en Ouganda, est devenu courant. Selon les passagers, les transporteurs cherchent à maximiser leurs recettes, au détriment de leur santé et de leur sécurité. Fatigue, inconfort, risques de contamination des maladies… les plaintes sont nombreuses.
« Transporter trop de personnes dans un véhicule les oblige à s’asseoir dans de mauvaises conditions, souvent coincées. Cela favorise la propagation de certaines maladies contagieuses, liées notamment à la transpiration et à d’autres facteurs. C’est une situation déplorable », regrette un passager.
De leur côté, les chauffeurs et responsables d’agences de transport pointent du doigt les services de l’État. Ils dénoncent la multiplication des taxes et des barrières routières, qui les contraignent, selon eux, à surcharger les véhicules pour rentabiliser leurs activités. L’un d’eux explique :
« La route, on paye. On paye FONER, on peut arriver à Komanda, nous sommes en train de dépenser 17 dollars. Et puis, il y a le prix des carburants qui a augmenté. Le gouvernement provincial aura vraiment la solution sur ça ! »
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités compétentes n’a été enregistrée sur cette question.






