Le ministre des Infrastructures et Travaux publics (ITPR), John Banza, a lancé, dimanche 5 avril, un projet de lutte antiérosive et de modernisation routière à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental).
Ces travaux visent prioritairement à sécuriser le camp policier Nyongolo et les quartiers environnants, menacés par une tête d’érosion.
C’est un ouf de soulagement pour les habitants de la commune de la Kanshi, longtemps exposés à la progression spectaculaire des érosions, le camp Nyongolo ainsi que les quartiers Dubaï et Kasamayi.
Le coup d’envoi a été donné en présence du Directeur général de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), Victor Tumba Tshikela, et des autorités provinciales.
Selon la fiche technique présentée par la direction provinciale de l’OVD, le chantier se décline en deux axes stratégiques :
- Modernisation et asphaltage : Un tronçon de 1,5 km reliant l’Institut Kalenda Mudishi à la route nationale n°1, au niveau du pont Lubilanji.
- Stabilisation et aménagement : La construction d’une route en terre battue de 700 mètres vers le site érosif de Tshiamba, incluant la création de caniveaux et de collecteurs d’eau pour une gestion durable des eaux de pluie.
Protéger les infrastructures socio-économiques
L’enjeu est de taille : stopper net la progression de 13 têtes de ravins. Au-delà des habitations, ce sont plusieurs infrastructures socio-économiques de base qui sont en péril dans cette zone.
Les travaux, prévus pour une durée de 24 mois, redonnent espoir aux familles qui craignaient de voir leurs parcelles englouties à chaque saison des pluies. L’OVD a insisté sur la rigueur technique du chantier pour garantir la pérennité de ces nouvelles infrastructures routières.






