Des secrétaires généraux et des députés nationaux s’engagent à faciliter la mobilisation des bailleurs et des partenaires du gouvernement afin de maximiser les financements du secteur eau, hygiène et assainissement en RDC. Ils ont pris cette résolution lors d’une réunion tenue jeudi 12 mars à Kinshasa.
Les participants ont déploré le faible taux d’accès aux services d’eau potable, d’assainissement amélioré et d’hygiène dans le pays, alors que la RDC détient pourtant 52 % des réserves d’eau douce du continent africain.
Selon le secrétaire exécutif du Comité national d’action de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement (CNAEHA), Antoine Lumonadio, le taux d’accès à l’eau potable est estimé à 54 %, celui de l’hygiène à 24 %, tandis que l’accès à l’assainissement ne dépasse pas 17 %. D’après lui, seule une mobilisation financière accrue permettra d’inverser cette tendance.
« Au niveau du secteur, il faut que nous puissions améliorer la mobilisation des ressources techniques et financières. C’est la raison pour laquelle cette réunion a été convoquée », a expliqué Antoine Lumonadio.
Il estime également que l’amélioration des taux d’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement contribuera à prévenir les maladies et les épidémies dans le pays.
« Que les partenaires techniques et financiers, ainsi que le pouvoir public, puissent se pencher sur ce programme et voir comment mobiliser les ressources pour améliorer les taux d’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. Si ces taux restent faibles, nous aurons de graves conséquences, notamment des maladies et des épidémies », a-t-il ajouté.
Lors de la réunion de Madrid en 2025, la RDC avait pris l’engagement de réduire la proportion de la population rurale et périurbaine n’ayant pas accès à l’eau potable et à l’assainissement.
En organisant cette rencontre, le Comité national d’action de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement souhaitait susciter un engagement concret pour des actions mieux coordonnées.






