Des femmes avocates du Cabinet Nguangu montent au créneau contre les injustices qui subissent les femmes à travers la RDC.
Elles ont exprimé leur ras-le-bol au cours d’une conférence-débat organisée samedi 28 mars à Kinshasa.
Dans leurs interventions, ces femmes juristes ont sensibilisé la communauté à briser le silence face aux violences et aux atteintes aux droits des femmes, tout en rappelant la responsabilité de l’État dans la lutte contre les pratiques coutumières avilissantes.
La première prendre la parole, Me Miriam Mata, a souligné que les femmes victimes de violences font face à plusieurs obstacles lorsqu’elles cherchent à faire entendre leur voix.
Elle cite notamment les défis socio-culturels, économiques et institutionnels, tout en rappelant que de nombreuses femmes paient également le prix de leur méconnaissance des lois et des procédures judiciaires.
Me Audrey Lele a estimé que les autorités congolaises doivent veiller à l’application des textes nationaux et internationaux protégeant la femme.
Elle a rappelé que la femme congolaise bénéficie de plusieurs instruments juridiques en sa faveur, dont le Protocole de Maputo, l’article 14 de la Constitution, ou encore le Code de la famille révisé.
Pour Soleil Binda, une femme rétablie dans ses droits peut contribuer à la restauration de la paix dans un pays en proie à l’insécurité.
Quant à l’initiateur de cette conférence, Me Barthélémy Nguangu, il estime que malgré l’existence d’un arsenal juridique important, cela ne suffit pas. Il plaide pour un renforcement de la sensibilisation afin de garantir une meilleure prise en charge sociale et juridique des femmes en RDC.
Cette conférence s’est tenue sous le thème : « Femme, droit et leadership dans la société moderne ».






