Le bilan du naufrage est arrivé mardi 7 avril 2026 sur le lac Kivu s’alourdi. Alors qu’un premier bilan du 8 avril, était état d’un mort sans précision sur d’éventuelles disparitions, les nouvelles données de ce jeudi 9 avril, font désormais état d’au moins deux morts, une vingtaine de personnes portées disparues et vingt-trois rescapés, selon les sources de la société civile de Kalehe.
Le drame s’est produit entre Idjwi et Kalehe, impliquant une pirogue motorisée baptisée SATELLITE KABULU 1er, en provenance du marché de Sakiro, dans la chefferie de Rubenga, à destination de Makengere, en territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.
Un bilan revu à la hausse
La société civile de Kalehe précise qu’au fil des heures, l’ampleur de la tragédie se précise. Deux corps, ceux d’un enfant et d’une femme, ont été repêchés puis inhumés. Mais au moins 20 personnes restent introuvables, parmi lesquelles des femmes et des enfants.
« Hier, nous parlons d’un seul décès sans visibilité sur les disparus. Aujourd’hui, la situation est plus claire, mais le bilan reste encore provisoire », indiquant des sources locales.
L’absence de manifeste à bord de l’embarquement complique l’identification exacte du nombre de passagers.
Selon la société civile de Kalehe, le naufrage serait lié à un surchargement de la pirogue, combiné à de fortes vagues sur le lac.
« La pirogue transportait plusieurs dizaines de passagers ainsi que des produits de première nécessité. Les conditions météorologiques ont aggravé une situation déjà à risque », expliquent les acteurs locaux.
Des survivants fragilisés
Parmi les 23 rescapés, au moins une dizaine a été pris en charge dans des structures médicales locales.
Les autorités du village Kabulu 1, dans le groupement de Mbinga-Nord, précisent que les disparitions proviendront majoritairement des localités de Makengere, Mweha, Bukanyi, Nyamishonga et Ruzazi.
« Plusieurs familles sont sans nouvelles de leurs proches. Les rescapés, eux, ont tout perdu », témoignent des habitants.
Appels à des secours renforcés et à la prévention
Face à la gravité de la situation, la société civile appelle à une intervention urgente des autorités congolaises et de leurs partenaires humanitaires.
« Il faut intensifier les recherches pour retrouver les disparus, mais aussi mettre en place des mesures de prévention pour éviter la répétition de tels drames », plaident les organisations locales.
Ce naufrage intervient dans une zone de forte activité commerciale. Chaque mardi et samedi, le marché de Sakiro-Kishenyi, sur l’île d’Idjwi, attire de nombreux commerçants en provenance de Kalehe, avec un trafic intense d’embarquements. Un dynamisme économique essentiel, mais qui s’accompagne de risques accumulés en l’absence de mesures de sécurité strictes, déplore la société civile.






