Le Conseil de sécurité doit exercer son influence pour la réouverture des aéroports de Goma (Nord-Kivu) et de Kavumu (Bukavu, au Sud-Kivu), a appelé, jeudi 26 mars 2026 à New York (USA), la Représentante spéciale du Secrétaire général et cheffe intérimaire de la MONUSCO, Vivian van de Perre.
La réouverture de ces deux aéroports, fermés depuis l’occupation de la région par la rébellion de l’ACF-M23, est indispensable pour permettre la reprise des vols humanitaires et ceux de la MONUSCO, selon Vivian van de Perre. Elle l’a affirmé lors de la présentation de son rapport trimestriel au Conseil de sécurité sur la situation en République démocratique du Congo.
Contraste
La cheffe intérimaire de la MONUSCO a noté les progrès du processus politique, marqués par la signature à Washington de l’accord de paix entre le Rwanda et la RDC ainsi que la reprise de pourparlers entre le Gouvernement congolais et les rebelles de l’ACF-M23 à Doha.
Cependant, ces progrès contrastent avec la poursuite des combats sur le terrain, avec un recours à des moyens les sophistiqués. Vivian van de Perre a été condamnée par ailleurs pour l’utilisation de drones au-delà de la zone de conflit, dans la province de la Tshopo.
Dégradation humanitaire
Dans ce cycle de violences, at-elle déploré, des acteurs humanitaires sont parfois ciblés : dix incidents ont été répertoriés depuis novembre 2025, dont celui du 11 mars dernier, qui a coûté la vie à un fonctionnaire de l’UNICEF à Goma.
Au total, 6,4 millions de déplacés ont été recensés à l’intérieur du pays, principalement dans l’Est. L’ONU fait également état de graves violations des droits humains par les groupes armes et agents étatiques depuis novembre dernier, dont le travail des enfants dans les sites miniers.






