À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’utilisation des enfants soldats, le 12 février, les acteurs de la protection de l’enfance au Nord-Kivu ont dressé un constat alarmant : une dizaine de groupes armés, dont les ADF et l’AFC/M23, continuant de recruter des enfants dans les territoires de Beni, Butembo et Lubero.
Une cérémonie a été organisée par la section de la protection de l’enfant de la MONUSCO au quartier général de Beni, en présence des autorités locales.
Selon l’ONG Enfant pour l’avenir et le développement (EADEV), plus de 2 000 enfants ont été enrôlés en 2025. Son coordonnateur, Germain Lufungula, précise :
« Nos statistiques révèlent au moins 2 054 enfants, dont 423 filles, exploitées et utilisées par les responsables des groupes armés. C’est un chiffre alarmant ».
De son côté, Anicet Kibwana, secrétaire administratif de Bayira-Kanda/Mavivi, a lancé cet appel :
« Les enfants n’ont pas leur place dans les groupes armés. Ils doivent être dans leurs familles, à l’école, pour préparer leur avenir et celui de notre pays ».
La région de Beni-Butembo et Lubero reste durement touchée par l’insécurité depuis plus d’une décennie, et le recrutement d’enfants par les groupes armés demeure une violation grave des droits humains.






