Un acteur de la société civile environnementale du territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Muhindo Kibunga Elias, appelle à davantage de justice climatique et de projets de développement durable au bénéfice des populations riveraines de la Réserve naturelle de Sarambwe. Ce plaidoyer intervient en marge de la 30e Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30), actuellement en cours à Belém, au Brésil.
Située dans le massif des Virunga, à la frontière avec le parc national de Bwindi en Ouganda, la réserve de Sarambwe est reconnue depuis 2002 comme une aire protégée abritant plusieurs gorilles de montagne. Pourtant, selon Muhindo Kibunga Elias, activiste environnemental et membre de la société civile locale, les communautés riveraines ne profitent toujours pas des retombées de près de deux décennies de conservation.
« Plus de 19 ans après la création de cette réserve, les riverains n’ont jamais bénéficié d’une indemnisation juste et équitable. Nous lançons un appel au gouvernement congolais, à la communauté internationale et aux ONG environnementales pour qu’ils soutiennent les droits des populations autochtones. Il ne peut y avoir de conservation durable sans reconnaissance de ces droits », a-t-il déclaré.
Il recommande la mise en œuvre de projets communautaires à impact durable, notamment la construction de routes de desserte agricole, de centres de santé ou d’un hôpital de référence, et d’écoles modernes, afin d’améliorer les conditions de vie des habitants de Sarambwe.
Rattachée au Parc national des Virunga, la Réserve de Sarambwe est actuellement confrontée à de sérieuses menaces sécuritaires, en raison de son occupation par les rebelles de l’AFC/M23 et d’autres groupes armés locaux. Dans ce contexte d’insécurité, les communautés locales jouent un rôle crucial dans la protection des gorilles, en l’absence d’accès régulier des écogardes de l’ICCN à la réserve, selon les sources du parc.





